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Publié : 22 novembre 2011

Le siècle des Lumières - Textes et images

La caricature à observer et à analyser

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Les Textes

LES IDÉES NOUVELLES ET LES CONTESTATIONS SOCIALES

 

LA SÉPARATION DES POUVOIRS

 

« II n’y a point encore de liberté si la puissance de juger n’est pas séparée de la puissance législative et de l’exécutrice. Si elle était jointe à la puissance législative, le pouvoir sur la vie et la liberté des citoyens serait arbitraire : car le juge serait législateur. Si elle était jointe à la puissance exécutrice, le juge pourrait avoir la force d’un oppresseur.

Tout serait perdu si le même homme, ou le même corps des principaux, ou des nobles, ou du peuple, exerçait ces trois pouvoirs : celui de faire des lois, celui d’exécuter les résolutions publiques, et celui de juger les crimes ou les différends des particuliers.

Dans la plupart des royaumes de l’Europe, le gouvernement est modéré, parce que le prince, qui a les deux premiers pouvoirs, laisse à ses sujets l’exercice du troisième. »

Montesquieu, L’Esprit des lois, 1748, (publié à Genève car interdit en France)

 

L’AUTORITÉ POLITIQUE

 

« Le prince tient de ses sujets mêmes l’autorité qu’il a sur eux ; et cette autorité est bornée par les lois de la nature et de l’État... Le prince ne peut donc pas disposer de son pouvoir et de ses sujets sans le consentement de la nation et indépendamment du choix marqué dans le contrat de soumission... Les conditions de ce pacte sont différentes dans les différents États. Mais partout !a nation est en droit de maintenir envers et contre tout le contrat qu’elle a fait ; aucune puissance ne peut le changer ; et quand il n’a plus lieu, elle rentre dans le droit et dans la pleine liberté d’en passer à un nouveau avec qui et comme il lui plaît. »

 

Denis Diderot, article dans L’Encyclopédie, 1751

 

L’ÉDUCATION INDISPENSABLE POUR LA LIBERTÉ

 

« La patrie ne peut subsister sans la liberté, ni la liberté sans la vertu, ni la vertu sans les citoyens : vous aurez tout si vous formez des citoyens ; sans cela vous n’aurez que de méchants esclaves, à commencer par les chefs de l’état. Or, former des citoyens n’est pas l’affaire d’un jour ; et pour les avoir hommes, il faut les instruire enfants. »

 

Jean-lacques Rousseau, article dans L’Encyclopédie, 1764

 

En France est Marquis qui veut ; et quiconque arrive à Paris du fond d’une province avec de l’argent à dépenser (...) peut dire « un homme comme moi, un homme de ma qualité » et mépriser souverainement un négociant ; le négociant entend lui-même parler si souvent avec mépris de sa profession qu’il est assez sot pour en rougir, je ne sais pourtant lequel est le plus utile à un État, ou un seigneur bien poudré qui sait précisément à quelle heure le roi se lève, à quelle heure il se couche, et qui se donne des airs de grandeur en jouant le rôle d’esclave dans antichambre d’un ministre, ou un négociant qui enrichit son pays (...) et contribue au bonheur du monde.

 

Voltaire, Lettres philosophiques, 1734,

(Ces lettres ont été condamnées à être brûlées en France et imprimées à l’étranger)

 

FIGARO INVECTIVE SON MAITRE

 

" Parce que vous êtes un grand Seigneur, vous vous croyez un grand génie !... Noblesse, fortune, un rang, des places, tout cela vous rend si fier ! Qu’avez-vous fait pour tant de biens ? Vous vous êtes donné la peine de naître, et rien de plus ; du reste homme assez ordinaire ; tandis que moi, morbleu ! perdu dans la foule obscure, il m’a fallu déployer plus de science et de calculs pour subsister seulement, qu’on n’en a mis depuis cent ans a gouverner toutes les Espagnes. »

 

Beaumarchais, te Mariage de Figaro, 1784,

(Pièce de théâtre interdite pendant trois ans avant d’être jouée)


Mots clés :

Philosophes / Lumières

Contestation


Trace écrite :

La monarchie absolue est un Etat gouverné par un Roi ou une Reine qui ont tous les pouvoirs.

Les trois pouvoirs sont :

- Le pouvoir législatif (celui de faire des lois)
- Le pouvoir exécutif (celui d’exécuter les lois)
- Le pouvoir de juger les crimes.

Pendant cette période, il y a eu un grand mouvement de contestation qu’on a appelé les Lumières.

Diderot, Rousseau ou encore Montesquieu sont appelés les philosophes des Lumières. Ils ont contesté la monarchie absolue.


Quelques questions :

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